Compte rendu d’un paquet de nerfs.
«Je n’arrive pas à croire que je suis dans l’autobus qui m’amène à Montréal…Payer 65 tomates pour monter sur une scène où 400 paires d’yeux vont m’épier…Au moins, demain c’est la fête de maman, j’ai moins l’impression de dépenser mon argent pour rien.»
J’ai mal dormi toute la semaine. Une heure par-ci, deux heures par-là. J’ai rêvé à des choses étranges. Qu’est-ce que Freud dirait s’il savait que j’ai rêvé que je me baigne dans une mer de lave volcanique? En fait je le sais, mais je préfère pas y penser.
J’essaie de chasser les pensées de ma tête et de dormir un peu dans l’autobus. Même si c’est une heure, ça sera déjà ça de fait.
Impossible.
Je te jure, juste en passant à la soirée que j’allais vivre, mon cœur se serrait comme dans un étau. C’est ridicule! Pourquoi tant de stress? J’ai déjà fait une dizaine de spectacles de danse à la place des arts et je n’étais pas si nerveuse. Pourtant, là, je manque faire une crise cardiaque juste en pensant à l’idée que j’allais m’assoir sur un banc et parler. Ya rien là!
En sortant du bus, je me rend chez ma mère aussi rapidement que ma cheville me le permet dans le but de me changer, puis de repartir rejoindre mon ami au resto, celui qui va m’accompagner au show ensuite.
Honnêtement, il faut être fort mentalement pour arriver à endurer le paquet de nerfs que j’étais. Bravo. Il m’a fait rire, a réussi à me changer les idées momentanément, j’étais bien.
Puis, alors que j’avais retrouvé mon calme et m’étais convaincue (non sans l’aide de l’ami) que tout allait bien aller, devine qui fait irruption dans le bistro…
J’veux dire, il y a combien de restos à Mourial?! 200? 300? 10 000??? Ben, Boilard a choisi CELUI OÙ J’ÉTAIS pour venir y manger. Je parie que la couleur de mon visage a rivalisé avec celui du mur de briques lorsqu’il m’a reconnu et est venu m’embrasser sur les joues. Le grand rire étouffé de mon ami m’a confirmé mes soupçons.
C’est l’heure.
Clopin-clopant du mieux que je peux, on se rend au Gésu. Je donne mon nom à la table à l’accueil, on reçoit nos billets, puis un homme grisonnant en coat de cuir (ça sent le manager à plein nez) m’explique brièvement comment “le jeu” va se dérouler. Ok. rien de nouveau à ce que Boilard m’avais dit, il n’y aura pas de surprises. À part que nos billets nous placent sur le bord de la scène, en avant. Parfait! Boilard va pouvoir constater dans les moindres détails mon stress grandissant et ma face cramoisie.
Jusqu’à présent, je pensais avoir atteint le summum de ma nervosité. Évidemment, cela aurait été trop beau, il me fallait encore des surprises pour ajouter au reste.
Figure toi donc, lorsque Boilard entre en scène, qu’il annonce que les caméras placées un peu partout autour de la scène sont pour filmer le show dans l’éventualité d’en faire une émission de télévision.
Je sursaute. « QUOI?! »
Mon ami éclate de rire. Je le regarde avec l’envie de me cacher en dessous du tapis. Il m’adresse un regard aussi compatissant qu’il en est capable pour essayer de me rassurer, mais son rire le trahit cruellement, trop amusé de voir dans quelle situation je me suis foutu.
La première partie du spectacle se passe bien, j’ai même ris. Puis viens l’entracte. Si j’avais pu fumer une cigarette dans chaque trou de nez et l’autre dans la bouche, je l’aurais fait.
Le rideau se lève, la deuxième partie du show commence. Il annonce que sept personnes vont monter sur scène. Je ne sais pas dans quel ordre il nous a placé. Et si j’étais la première?
J’ai envie de fumer une cigarette.
Il appelle le premier participant. Ce n’est pas moi! Aléluia. Sincèrement, le gars s’est fait ramassé par Boilard pas à peu près. Faut dire qu’il avait du contenu pour ça et que la perche tendue à Boilard était facile à prendre. Le gars raconte qu’il avait dépensé beaucoup d’argent pour une soirée où la fille l’avait laissé tombé à la dernière minute. Mais ce qu’il avait omit de mentionner et où Boilard s’en est donné à coeur joie, c’est que la fille en question est une danseuse “exotique”. HAha! Next!
À l’instant ou il a prononcé les premiers mots, j’ai compris que c’était moi qu’il s’apprêtait à présenter. Et si il essayait de me rendre à l’aise dans sa présentation, ce fut un échec total!
« La prochaine participante est une vedette sur monclasseur. En effet c’est son vidéo qui apparait sur le site cette semaine. C’est une très jolie fille, qui en plus s’est blessé à la cheville mais qui est venue quand même. Applaudissez L.. (Vanille)! »
Musique quétaine qui part. Je monte les marches pour me rendre sur la scène et Marc ne manque pas l’occasion de faire remarquer à tout le monde que je boite, même si j’avais fait tout mon possible pour le dissimuler. Puis, il demande à la foule de lever la main pour savoir ceux qui avait vu mon vidéo. J’entends des «OUAIS!» bien virils alors que je fais face à la scène, avec l’impression d’avoir enfoncer dans le plancher.
Fantastique! Je me sens parfaitement dans mon élément et totalement à l’aise.
J’ai l’impression que mes mains tremblent si fort que je dois tenir le micro à deux mains pour ne pas que ça paraisse. Heureusement que je ne peux pas voir le visage de mon ami dans le publique, parce que je suis certaine qu’il a le sourire fendu jusqu’aux oreilles.
Puis, le reste de l’entrevue se passe bien. Il ne m’a pas ridiculisé, pas confronté. J’ai fini par me calmer et avoir été capable de parler avec plus de fluidité. Il m’a même complimenté sur scène! (pas cruiser, j’ai dit complimenté!) En y repensant, je crois être la seule des sept participants qui n’a pas été passée à tabbat par Boilard. Tant mieux? C’est à croire qu’il a lu mon blog et a vu à quel point j’étais pétrifiée à l’idée qu’il me ridiculise!
À la fin du show, je suis allée le remercier d’avoir été si gentil avec moi. J’en ai profité pour lui demander plus d’informations sur ce show qui va devenir une émission de télévision. C’est alors que j’ai compris, avec un énorme soulagement, qu’en fait ce show va servir d’émission pilote pour un projet d’émission de télé! Donc, pour tous ceux qui m’ont dit que j’étais chanceuse de ce qui m’arrivait, je m’attends sérieusement à vous voir la face dans une prochaine émission de Marc Boilard!
Le lapin blanc responds:
Posted: December 16th, 2007 at 2:15 pm →
Dis toi que ça aurait pu être pire… Si j’avais été dans la salle, j’aurai embarqué dans le show en maudit, j’aurai pas juste eu le sourrire fendu jusqu’aux oreilles
:S responds:
Posted: December 16th, 2007 at 8:18 pm →
Tu m’impressionnes…croyait pas que tu irais sur la scène… Bravo
J’en parlerai pu après mais j’espère sincèrement que tu m’oublieras pas, pcq moi j’aimerais… tu sais :$…j’t'oublirai pas de sitôt.
xox
Y-man responds:
Posted: December 17th, 2007 at 10:08 am →
j’aurais jamais eu autant de “guts” que ça, j’aurais “choké” ben avant. Dans quelques années tu va en rire en maudit
Ryan responds:
Posted: April 3rd, 2008 at 7:04 am →
I’m sure that I’m the only normal person here. Why would I think so? Because no one normal would have written anything like posts below on this kind of website.
vanille responds:
Posted: April 3rd, 2008 at 1:04 pm →
Ryan, please explain me, i’m confused. What kind of post am i suppose to write? I’m holding this blog for myself only, so i write what i want to in. “This kind of website” you say? What kind are you talking about? You’re the only one normal? Well, good for you Ryan if you think so! I’m sure you feel better now you say it
But please forgive me if i don’t give a damn, i write this blog only for myself, and i don’t really care what people think.
Have a good day!