Des larmes à saveur de Martini
J’ai tant de choses à dire mais en même temps si peu à vouloir partager. Pourquoi? Ceci est un journal intime après tout. Je devrais me foutre de ce que les gens pensent de moi.
En faite, non, je m’en fout pas, mais j’essaye…
Ce qu’il y a c’est que je ne me sens pas très bien. J’ai une sorte de goût amer, du découragement, de la tristesse, de la déception. Tout ça se mélange dans mon estomac et forme une sorte de boule difficile à digérer qui me remonte dans la gorge à la première pensée.
D’habitude, j’écris, je dessine, j’en parle et ça se calme. J’ai dessiné, j’en ai parlé: marche pas. Maintenant je l’écris, même si certains pourront penser que mon histoire est pathétique. «Ils arrêterons de lire s’ils aiment pas» L’écrire est mon dernier espoir, parce que je n’ai plus d’autre moyen ensuite pour arriver à faire passer mon “indigestion”.
Tu te souviens de 3-rivières? J’ai vraiment tout fait pour ne pas lui faire de peine, pour ne pas le blesser. Mais pendant ce temps là, il m’a mentit, il m’a trompé. J’avais confiance en lui, même aveuglément, autant physiquement que psychologiquement. Il semblait tellement sincère, il semble encore sincère…
D’habitude les crosseurs je les repère à 200km à la ronde, je les évite. Lui, il était vraiment la dernière personne que j’aurais pensé qu’il puisse me tromper. C’est ÇA que j’ai tellement de la misère à avaler. Si j’avais tout faux pour 3-rivières, alors comment je fais pour repérer les autres? Mon mécanisme de détection a défaillit. Il y a eu un bug dans le système. Je ne veux pas devenir comme une certaine personne que je connais, qui a peur de toutes les filles parce qu’il est tombé sur trop de pommes pourries. Une personne qui manque de confiance envers les autres et qui se méfie tout le temps, c’est une personne qui manque de chaleur, je ne veux pas être comme ça.
Mais en même temps, je ne veux pas me faire refaire du mal comme ça, une deuxième fois.
Comment je m’en sort alors? Comment je fais pour détecter le bon grain du mauvais sachant que mon système a faillit une fois? (peut-être plus, même, qui sait?) J’étais absolument certaine qu’il n’était pas comme les autres. Absolument certaine.
Pour l’instant, j’ai perdu toute l’envie de vouloir essayer avec quelqu’un d’autre. Ma confiance a été bafouée, brisée. La peine a été avalée de force et me laisse un goût amer dans la bouche en me réveillant le matin.
J’ai envie d’accorder ma confiance à quelqu’un d’autre, mais au début, je vais trouver ça trop difficile. Je vais commencer à me créer plein d’attentes qui vont finir par me torturer parce que je n’ai pas de réponses aussi vite que je le voudrais. Je ne veux pas que ça se passe comme ça. Je veux pouvoir me laisser aller, vivre ça au moment présent. Mais pour l’instant, parce que mes défenses ont faiblit que je me suis fait avoir à la fin, je ne suis pas capable de me laisser aller. Finalement, ma crainte de “sauter” est encore plus grande qu’avant.
Au moins, il me reste du Martini.
stéphane responds:
Posted: December 4th, 2007 at 4:43 pm →
Lâche pas (Vanille)!
On commet tous des erreurs, et on se relève! ^^ La perfection n’est pas encore de ce monde.
-O- responds:
Posted: December 4th, 2007 at 11:04 pm →
Stéphane est dans l’erreur. Mon impression. “Lâche pas” n’est pas nécessairement un bon conseil. Souvent, lâcher, lâcher prise, est préférable. À quoi bon se crisper à des atavismes ou à de vieilles habitudes de pensée qui nuisent au développement et à la santé ?
S’il est vrai que l’on commet tous des erreurs, il est archi faux que l’on s’en relève tous.
Rien n’est plus faux aussi que de dire que la perfection n’est pas de ce monde. Lorsqu’on est malade, les aliments perdent de leur saveur et de leur attrait ; possible aussi que seul un état pathologique empêche d’apprécier la perfection et la beauté du monde.
Bref, on ne peux pas baser le rétablissement d’une personne sur des généralisations aussi vagues, et surtout aussi fausses.
-O- responds:
Posted: December 5th, 2007 at 4:58 pm →
C’est reconnu, lorsque nous avons les facultés affaiblies il est fortement déconseillé de prendre des désicions ou de poser des gestes importants. Les émotions déstabilisent la personnalité et affectent l’intelligence. Nous ne pouvons donc avoir confiance au jugement d’une personne sous l’influence de ses émotions. Cela implique parfois de ne pas avoir confiance en soi-même. Autant l’amour que la peine d’amour sont des occasions de se tromper, et sur soi-même et sur les autres.
C moi responds:
Posted: December 5th, 2007 at 10:47 pm →
Arrête de penser à ce qui pourrait arriver dans le futur et fais comme tu veux faire et comme t’as écris dans Des larmes à saveur de martini ”Je veux pouvoir me laisser aller, vivre ça au moment présent.” C’est comme ça que je le vivais nous deux…C’est comme ça que j’veux continuer à le vivre parce que j’ai envie de te reconquérir à chaque fois que j’te vois…de faire de nouvelles choses à chaque fois. De te revoir faire ”BLAAAHH!”’quand tu goutes quelque chose que t’aimes pas … de revoir ton visage s’illuminer à certain moment…Le futur c’est pas maintenant, maintenant est toujours plus merveilleux quand il est partagé…même si c’est pas à tous les jours,il est encore plus grandiose quand il est au présent
J’garde et garderai toujours espoir parce que le futur est inconnu et qu’il sera façonné comme on le dessinera…
Je t’aime
(P.V.)
J’t'en prie…
Ne deviens pas qu’un vulgaire souvenir….tu es tellement plus que ça….Soit le souvenir de tout une vie
vanille responds:
Posted: December 6th, 2007 at 1:31 am →
J’ai approuvé ton commentaire, et seulement celui-ci, uniquement parce que tu as le droit de dire ce que tu penses sur ce billet, puisque c’est de toi qu’il parle, et parce que (fort heureusement) je suis une célèbre inconnue sur la blogosphère. Je l’ai quand même édité pour enlever ton vrai nom.
Ça me touche ce que tu dis, (et c’est difficile pour moi de te dire ça) mais c’est pas assez. Le mal est fait, on ne peut pas revenir en arrière. Je veux pas que tu m’espère, parce que ça serait te faire perdre ton temps. Je veux que tu me laisse m’en remettre pour que je puisse passer à autre chose. Tu devrais faire pareil toi aussi.
Stephane responds:
Posted: December 8th, 2007 at 12:26 am →
J’connais pas du tout les rouages de cette histoire, mais le ‘verbe’ de ‘C-moi’ pour littéralement patiner est plutôt pauvre, voir naîvement mesquin.
C’est à ce moment précis de l’histoire que je suggèrerais au héros de cacher une arme blanche dans ses manches, ‘au cas ou’.
Mais bon, c’est simplement mon ‘B-Shit detector’ qui s’alarme à peu de choses.
Those things are sad and unlikely to not happen again. Cheers…