Je l’savais
J’ai fait du mal à quelqu’un. Je savais que ça allait arriver. Pourtant, comme le chien-chien de la famille, je me suis contenté de chasser la tite lumière dans ma tête et de rester là, l’air béat.
Putain! Pourquoi es-tu si égoïste?
Son mal me ronge de l’intérieur, je sens que tout est de ma faute. Si j’avais mit un stop à tout ça avant, il aurait passé à autre chose à la fin de l’été.
Il aurait rencontré une autre fille, il aurait été heureux.
C’est que, les relations à distances ça fonctionne pas. Je l’ai expérimenté, vécu, pleuré, ça marche pas! Même s’il était l’être le plus merveilleux du monde, même s’il faisait tout pour me combler, je n’y peux rien, je suis bouchée.
J’ai besoin de temps peut-être.
En attendant, quelqu’un souffre à cause de moi. C’est insupportable! Depuis le début je l’savais. Je savais que je voulais rien savoir d’une relation à distance, je savais qu’il partait à la fin de l’été, je savais qu’on s’attacherait, je savais que ça finirait mal. Eh bien voilà, on est rendu à la dernière étape. Et moi, tout innocente que je suis, sachant tout ça, j’ai rien fait.
Je commence à comprendre pourquoi ma mère a appelé le chien Vanille…
Guy Vandal responds:
Posted: October 10th, 2007 at 3:49 pm →
Je commence à comprendre pourquoi ma mère a appelé le chien Vanille…
Ben voyons donc !!!
Ce qui t’arrives est tout à fait normal. En amour, comme dans la vie, il faut expérimenter. Ta petite voix t’avais dit au début de la relation que ça ne marcherait pas. Tu ne l’as pas écouté, t’es pas égoïste pour autant. La prochaine fois, tu l’écouteras, c’est tout.
On appelle ça l’apprentissage. Et l’apprentissage à grand coup de “je suis pas correcte”, c’est du caca. C’est le contraire de l’estime de soi. C’est le contraire de la confiance en soi… essentielle, si on veut pas se faire bouffer par la vie.
Son mal me ronge de l’intérieur, je sens que tout est de ma faute.
Est-ce que tu l’as attaché ? Torturé ? Dans une relation, c’est 50-50. L’amour, ça fait mal, des fois, mais ce n’est jamais la faute d’un seul des partenaires. Il faut être deux pour danser le tango.
L'indécise responds:
Posted: October 11th, 2007 at 12:15 am →
Le vrai mal qu’on ne peut pas se pardonner (et encore) c’est celui qu’on a fait volontairement, en pleine conscience et en plein moyen de ses actes et paroles…
Qu’est-ce qui serait arriver si tu aurais fait autrement? Si tu aurais tout fait pour que l’autre soit heureux? Est-ce que c’est mieux que ce soit toi qui souffre plutôt qu’un autre?
… Non.. ce n’est pas bien de penser que sa propre souffrance n’est rien.
Puis en t’affirmant comme ça, tu évites sans doute bien plus de mal…
Monsieur l'Adulte responds:
Posted: October 11th, 2007 at 1:39 pm →
S’il souffre, c’est peut-etre aussi un peu à cause de lui… Il y a dans le concept de ”relation” une notion qui implique qu’il faut être deux. Ya jamais rien qui est à sens unique, donc. Ne prneds pas tout le blâme sur toi, même si la responsabilité demande souvent un responsable.
vanille responds:
Posted: October 12th, 2007 at 11:18 am →
@Guy: J’utilisais juste une analogie avec le chien pour faire un lien avec mon dernier billet. J’étais pas vraiment sérieuse! Mais tu as raison au fait. Un couple c’est comme du tango, ça se danse à deux. Je suis peut-être juste pas prête à entrer dans la danse avec lui…
@L’indécise: Tu marque un bon point qui m’a fait réfléchir. Et si j’avais fait autrement, qu’est-ce qui serait arrivé? Au fond j’ai passé des bons moments avec lui et je ne regrette rien. J’imagine que c’est ça l’important.
@M. L’adulte: C’est vrai que je cherche un responsable. Et comme c’est lui qui souffre, je mets le blâme sur moi. C’est que je DÉTESTE faire de la peine aux gens! J’aimerais mieux prendre tout la souffrance pour que les autres n’en aillent pas. Je suis comme ça. Est-ce un défaut?
L’indécise | L'arbre est dans ses feuilles... responds:
Posted: October 31st, 2007 at 3:05 pm →
[…] déjà parlé de ce gars là ici. Ouin c’est lui. Je lui avait qui que je voulais arrêter qu’on se voit, puisque je […]