Poils de chien
Dieu sait à quel point j’aime ma mère et sait tous les efforts qu’elle fait pour tenir la maison propre. Mais avec un gros bouvier-bernois de 350 livres (non…je vous dit pas son nom) ayant des problèmes capillaires canin…pas facile.
Je reviens d’une fin de semaine à Montréal chez mes parents. À mon arrivée, je reçois l’accueil du chien à mon grand désarroi. Je visualise la scène: Il est environ 1h du mat, je suis chargée comme un mulet, j’essaye de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller la maisonnée. Vous savez ce que les chiens font pour rendre compte d’une personne. Mais elle, elle ne fait pas seulement “sniffer” l’avant et l’arrière, non, elle y FOURRE le museau allègrement. Alors que j’ai les bras trop chargés pour me défendre, je reste impuissante à l’affrontement et il ne me reste qu’à pousser des jurons et des grognements de frustration dans ma tête pour ne pas réveiller tout le monde. Je cours m’enfermer dans le grand salon, poursuivie par le chien, et j’ai juste le temps de refermer la porte vitrée derrière moi. Le chien reste là, à me fixer avec la perspicacité comparable à celle d’un thermos.
Mais ce n’est pas tout.
Alors que les chiens normaux perdent leurs poils, ELLE, elle les perd à un rythme démesuré. J’en retrouve partout.
Je mange un sandwich. (saumon fumé, câpres et brie. Humm! Ya ben juste chez ma mère que je peux manger ça) Qu’est-ce que je retrouve dans le fond de l’assiette?
Poil de chien.
Je fais mon lit, étends les draps. Des draps PROPRES.
Poil de chien.
Je monte l’escalier pour aller prendre une douche.
MOTTONS de poils de chien.
Je prend une douche. Sur le pain savon?
Un fucking poil de chien. (Hé oh, je sais faire la différence entre un poil frisé et un poil de chien.)
Je sors de la douche et m’essuie avec une serviette PROPRE. J’en ai pourtant partout sur le corps.
Des fucking poils de fucking chien.
J’ouvre la porte de la salle de bain et elle est là, elle m’attendait. Elle me regarde avec un air aussi intelligent qu’un rouleau de “scott towel” en est capable.
Elle semble me dire: « T’en veut encore?»
De retour ici, enfin débarrassée du chien, je défais mes bagages tranquillement. Pas besoin de dire qu’est-ce que je retrouve dans mon sac…
Poils de chien.
C’est alors que je pense au nom que ma mère lui a donné. J’ai beau avoir essayé de m’en remettre, j’arrive pas à croire qu’elle m’a trahi. Elle a donné à cette bête doté de la personnalité d’une bouilloire LE SEUL nom qui était proscrit. Je vous laisse deviner. Eh oui, le pseudonyme que je traine depuis presque dix ans, rien de moins. Elle a nommé le chien Vanille. Sa fille et le chien ont le même prénom…Le chien et moi.
Je vous interdit de rire…
Le lapin blanc responds:
Posted: October 9th, 2007 at 2:17 pm →
Non, mais c’est uqe Vanille, le chien, a en fait tout à fait PAS le look doux qu’on s’attends en nommant une bête vanille…
vanille responds:
Posted: October 9th, 2007 at 2:27 pm →
C’est la preuve que ce nom ne lui va PAS à elle, mais à moi, oui… (sic)